L’Algérie rejoint le cercle fermé des régimes absolutistes

Sur instruction de l’Exécutif, des députés agissant en usurpation de la qualité de bureau de l’APN ont convoqué une séance plénière en violation de l’article 55 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour valider un coup d’Etat contre l’institution législative. En effet, cette disposition prévoit un délai minimum de sept (07) jours pour la convocation de toute séance plénière.

Ce conclave qui a fait office de plénière n’a pas rassemblé le quorum nécessaire, puisque seuls 203 députés étaient présents pour avaliser, et sans débats, le rapport de la commission juridique. De plus, ce dernier n’a pas été envoyé aux députés toujours en violation du règlement intérieur de l’APN. La désignation d’un deuxième président de l’APN consacre ainsi une Assemblée bicéphale.

Avec ce coup de force encadré par des agents de la police politique et des renseignements généraux au vu et au su de tous, l’Algérie vient de rejoindre le cercle très fermé des régimes absolutistes. L’instrumentalisation des services de sécurité dans cette opération est un fait confirmé, par ailleurs, par le retrait de la garde rapprochée au président légal de l’APN, bien avant l’exécution du putsch.

Les députés progressistes du RCD, qui ont refusé de cautionner cette forfaiture, renouvellent leur appel à l’ensemble des députés opposés au coup de force pour engager une concertation en vue d’entreprendre des actions communes dans le sens de la légalité constitutionnelle.

Alger, le 24 octobre 2018
Les parlementaires progressistes du RCD

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