Communiqué du 9 Août 2019

Le Secrétariat national du RCD s’est réuni, en session ordinaire, le 09 aout 2019, à Alger. Il a mis à l’ordre du jour de ses travaux l’évaluation de l’activité des structures du parti et l’analyse de la situation générale du pays, suite à la mise en place, par les tenants de la continuité du système, d’une politique contre-révolutionnaire pour faire échec aux objectifs du mouvement populaire du 22 février.

Au plan de l’activité et de l’animation des structures, le président du parti a réaffirmé sa volonté de veiller à ce que la méthode objectifs-résultats, exposée lors du dernier conseil national, soit notre principal critère d’évaluation. Le secrétariat national se félicite de la mobilisation de l’ensemble du collectif militant du rassemblement, partie prenante du mouvement révolutionnaire. Ce mouvement animé essentiellement par la jeunesse aspire à une rupture fondatrice d’un nouveau départ pour notre pays. Cette rupture, revendiquée pacifiquement et réaffirmée constamment avec force, avec le système des privilèges et de la hogra, implique une refondation nationale à la mesure des sacrifices consentis et des ambitions légitimes de liberté et de progrès de notre peuple. Ce nouveau départ passe inévitablement par une transition démocratique qui mettra, enfin, au centre de la reconstruction de l’Etat, la citoyenneté pleine et entière des Algériennes et des Algériens.

Sur un autre registre de l’activité du parti, il est à noter que notre participation dans le cadre des forces de l’alternative démocratique procède d’un choix stratégique qui a pour but le rassemblement des forces de progrès et la recherche des conditions idoines pour la construction d’un nouveau contrat social. Le projet de la convention nationale du 31 août 2019 est l’antithèse de la thèse qui voudrait réduire la contestation populaire à une crise de pouvoir et qui trouverait son épilogue dans l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle, saupoudrée de quelques garanties, par ailleurs, précisément, impossibles à réunir dans le cadre du système politique actuel.

Les espaces de débats actuels procèdent de la préparation de cette convention. Les résolutions attendues de ce rendez-vous, programmé pour la veille d’une rentrée sociale, compliquée par les errements d’un gouvernement illégitime,  visent à construire et à consolider les convergences entre tous les forums et les initiatives démocratiques qui animent majoritairement le mouvement populaire. Face à la contre-révolution enclenchée par le Haut commandement militaire avec ses manœuvres de division entre les enfants d’un même peuple millénaire, l’instrumentalisation de la justice pour sévir contre des manifestants pacifiques, la  criminalisation de l’opinion libre et de l’action politique et la mainmise sur les médias, le combat pacifique, au grand jour, demeure le seul rempart contre l’arbitraire et les tentations du pire.

Jusque-là, le mouvement populaire n’est pas tombé dans le piège de l’option de la structuration verticale susurrée çà et là par nombre d'”experts”. L’alternative n’est pas le choix entre cette option suicidaire, irréalisable dans les faits et qui redonnerait la main aux chantres de la présidentielle, sponsorisée par les débris du système et l’autre option qui consiste en l’absence de toute centralisation du mouvement et qui tend aujourd’hui à donner du carburant à certaines dérives gauchistes.

Le choix de créer des divergences artificielles entre les tenants d’une présidentielle sans conditions ni préalables avec un autre pôle du même système qui serait pour des mesures d’apaisements avant la fixation de la date d’un scrutin présidentiel ne trompe personne. Il s’agit, pour le pouvoir en place, de focaliser le débat sur deux fausses solutions qui procèdent de cette même option, dans une situation de verrouillage du champ médiatique y compris par le blocage des sites d’information. Dans ce dernier secteur, il y a lieu de rappeler que c’est toujours la famille du président déchu qui veille à la censure, ce qui donne encore du crédit aux voix qui estiment que le 5ème mandat est dans les faits en cours.

Pour le reste, aujourd’hui et il n’échappe à personne que la 3issaba est désormais incarnée par le chef de l’Etat-major au compte de l’ensemble du système. Elle a pour unique objectif sa régénérescence par une opération de lifting sous contrôle. L’installation d’une commission dite de dialogue national ou l’intrusion de mots d’ordre et de  faux débats sur la désobéissance civile, en ce moment précis, visent à marginaliser la seule option de rupture viable, à savoir la transition démocratique et pacifique qui demeure la revendication de la majorité des animateurs et des acteurs du mouvement du 22 février.

Pour le RCD, le maintien des dispositifs répressifs policiers et judicaires, le recours abusif et systématique à la détention provisoire ne peuvent être justifiés. De même, la réhabilitation des détenus d’opinion dont les porteurs de l’emblème amazigh ou de tous ceux qui , aux yeux du pouvoir, ont commis comme “délit” l’affirmation publique de leurs opinions et de leurs convictions à l’image du Commandant Bouregaa, du général à la retraite Benhadid qui risque de mourir en prison ou de Ali Ghediri ne peuvent faire l’objet d’aucun marchandage.

Le RCD appelle l’ensemble des acteurs de cette période cruciale pour l’avenir de notre pays à entendre les cris de l’Algérie profonde qui bat le pavé depuis bientôt six mois pour l’avènement d’un avenir meilleur pour les générations future, à privilégier le devoir patriotique pour hisser notre pays dans le sens de l’Histoire et à honorer les sacrifices de notre peuple pour retrouver le chemin de la liberté, du progrès et de la justice.

La lame de fond du soulèvement populaire du 22 février ne peut être une simple parenthèse dans la vie de la Nation. Elle fait peur aux uns et impatiente d’autres. Le devoir patriotique nous dicte d’entretenir la mobilisation, d’aider à la clarification et à la construction de convergences pour l’avènement d’une transition pacifique de rupture et de liberté. C’est la ligne de conduite du RCD.

Enfin, le président du RCD a procédé au remaniement de l’exécutif du parti.

La composante est la suivante :

Ouamar Saoudi, SN à la coordination ;

Atmane mazouz, SN à la communication ;

Nassim Yassa, SN à l’organisation et l’élection ;

Med Arezki Hamdous, SN à l’administration ;

Mohamed KHENDEK, SN aux relations avec les institutions ;

Abdelkader Groucene, SN au développement économique et social ;

Faouzi Zerdazi, SN au monde du travail ;

Abdellah Boutani, SN à la structuration ;

Noureddine Kerrouchi ; SN au développement rural ;

Khaled Hamaimi, SN au développement agricole ;

Siroukane Mohamed,  SN à la prospective ;

Nora OUALI, SN aux affaires nord-africaines ;

Rachid Saou  SN à la formation et l’enseignement supérieur ;

Athmane Bensid,  SN à l’éducation ;

Fetta SADAT, SN aux droits de l’Homme ;

Wassila Boughari, SN au mouvement associatif ;

Mohamed ait Mimoune, SN à l’animation des BR ;

Arab Said ACHOUR, SN aux adhésions ;

Abdellah Bendaoud, SN à la culture ;

Malik Hessas, SN à l’urbanisme et à l’aménagement du territoire ;

Djamel Benyoub, SN aux affaires juridiques ;

Massiva Mazari, SN aux archives.

 

Alger, le 09 Aout 2019

Le Secrétariat national du RCD

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