COMMUNIQUE DES PARLEMENTAIRES PROGRESSISTES

Depuis une semaine, l’Assemblée nationale est bloquée par les députés des partis du pouvoir pour exiger la démission du Président de l’APN. Si en apparence l’éviction du secrétaire général de la chambre basse, d’obédience FLN, qui tenait en laisse des parlementaires en leur octroyant d’indus et mesquins privilèges, serait la raison principale du remous actuel, la réalité est bien plus pernicieuse : la tentative de mise à l’écart du président du parlement obéit à d’autres desseins

Que cherche-t-on par ce simulacre de fronde ? Cela relève-t-il, alors que nous sommes à la veille du passage de la loi de finances, d’un chantage à l’instabilité pour pousser le Président du parlement à la porte de sortie?

En tout état de cause, cette « rébellion » engagée par les députés des deux partis de la « majorité » cache mal les visées et calculs au sommet. Choisi initialement dans le cadre des pratiques d’équilibre régional de façade, lui, qui est issu de l’Est, le président du parlement ne semble plus rentrer dans les bonnes grâces des décideurs.
C’est un précédent grave. Il aura des répercussions dangereuses sur le fonctionnement de toutes les assemblées élues. Le blocage sera désormais la norme. L’instabilité, et à tous les niveaux d’ailleurs, incombe en premier lieu au chef de l’Etat et à son premier ministre en leur qualité respectivement de président du FLN et de SG du RND dont les députés ont été instrumentalisés dans cette cabale.

Jusque-là, l’Exécutif a, tant bien que mal, tenté de sauvegarder les formes dans sa domination du pouvoir législatif. Désormais, la crise est telle que cette mainmise est publiquement affichée. L’obsession de s’accaparer de tous les centres du pouvoir (Exécutif, législatif, judiciaire, financier, sécuritaire…) à tout prix mène tout droit vers l’implosion.

Les députés du RCD qui ont présenté un candidat lors de l’élection de monsieur Bouhadja attend de ses pairs au parlement le respect de la constitution et de la réglementation en vigueurs.

Alger, le 02 octobre 2018
Les Parlementaires Progressistes du RCD

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