APN : de la chambre d’enregistrement au parlement croupion

La cacophonie et les incertitudes qui ont prévalu dans les rangs des députés du pouvoir après l’exécution des formalités de « vacance de la présidence de l’APN », orchestrée par des forces de l’ombre, est à la mesure du peu de cas fait de toutes les représentations nationales. En effet, après leur forfait, les relais de cette machination dans le parlement sont restés en attente du feu vert pour la poursuite de l’étape suivante d’une feuille de route soumise aux fluctuations de tractations menées ailleurs ; la soumission des parlementaires de la majorité étant sans aucune limite.
Cette mise à nue en règle des pratiques d’un système politique réduit à gérer ses contradictions et ses urgences sur la scène publique est surtout un motif d’inquiétudes de voir la précipitation de la déliquescence d’institutions en absence de recours pour la pérennité de l’Etat.
Les parlementaires progressistes du RCD ont, dès le début de cette crise, alerté sur la nécessité du respect de la légalité et des dispositions constitutionnelles en la matière. Ils l’ont fait pour défendre le seul choix de renforcer les facteurs d’ordre dans une situation de crise nationale profonde où les dérives peuvent mener à l’irréparable.
Aujourd’hui que les tenants de l’autorité usurpée appellent à une plénière pour valider leur putsch et installer un président factice au perchoir de l’APN, les députés qui ne souscrivent pas à ce fait accompli doivent compter leurs rangs et exprimer leur condamnation. Le président légal de l’Assemblée, contraint à la désertion de l’hémicycle parlementaire, ne peut rester longtemps scotché à une hypothétique réponse d’une missive qu’il aurait adressée au chef de l’Etat.
Les parlementaires progressistes du RCD sont disposés à la concertation avec leurs pairs pour amplifier le désaveu d’une destitution violente qui s’ajoutera à une multitude de coups de force et de viols de la légalité tout au long de ces deux dernières décennies et qui seront gravées comme la pire période de l’autoritarisme dans toute l’Histoire de l’Algérie indépendante.
Les parlementaires du RCD
Alger le 23 octobre 2018

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