Détenus d’opinion, Communiqué du RCD

Plus de trois mois que des innocents jaloux de leur pays sont arbitrairement incarcérés pour avoir, pour certains, brandi le drapeau Amazigh dont aucun texte pénal ne réprime le port, et pour d’autres pour avoir exprimé simplement une opinion politique contraire à la bonne humeur des tenants du pouvoir en Algérie.

Le prolongement de la détention, sans base légale, des détenus d’opinion par une justice soumise n’est pas de nature à assurer le dénouement. Pire, tout indique que ces derniers sont pris en otage par un pouvoir décidé à plonger l’Algérie dans le chaos.

Le #RCD, fidèle aux valeurs et aux fondements d’un État démocratique et de droit, exige la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus d’opinion, à commencer par prononcer des non-lieux en faveur des détenus qui vont comparaître prochainement devant le juge instructeur pour des chefs d’inculpation infondés et injustes.

L’arrestation des deux activistes de RAJ en est la preuve !

Aujourd’hui, des détenus parmi ceux que j’ai cités ci-dessus, Messaoud Leftissi et Billal Bacha en l’occurrence, comparaîtront devant le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed, alors que ce dernier les avait auditionnés il y a trois mois ! Cette lenteur est une preuve que ces valeureux prisonniers sont pris en otage par une justice qui continue à violer toutes les lois de la République !

Alger, le 30 septembre 2019
Maître Djamel benyoub secrétaire national chargé aux affaires juridiques.

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